Au journal télévisé le sujet est le déconfinement. Pour lancer le sujet, la présentatrice prononce cette phrase : « Nous avons besoin de symbole ». Devant la situation que nous vivons, inédite pour tous, beaucoup de questions restent sans réponse. Comment reprendre ? Comment consommer, devons-nous reprendre nos vieilles habitudes ou garder les nouvelles ? Les réponses à ces questions divergent, tout comme les avis. Il y a malheureusement, sur les sujets de la santé beaucoup de contradiction, et on ne sait plus qui croire ou ne pas croire.

Nous pouvons constater que tout le système national est secoué et sans réponse devant la nouveauté de la situation. La journaliste en lançant son sujet a raison dans ce qu’elle dit, nous avons besoin de symbole, d’un guide, de quelqu’un qui sait où aller et qui sait comment faire.

La situation que nous vivons est l’affirmation qui est donnée dans la parole de Dieu, « nous étions errant comme des brebis, chacun suivait sa propre voie… » (Esaïe 53/6)

L’homme a besoin d’un guide, d’une direction, de savoir où il va pour se projeter, se préparer. Il a besoin de quelqu’un vers qui se tourner pour le questionner, pour être enseigner et aussi pour être protégé.

Je nous pose cette question : avons-nous un symbole ? Et si oui quel est-il ?

Le peuple d’Israël était entré dans le pays d’Egypte du temps de Joseph pour se réfugier de la famine qui frappait le pays. Des années plus tard, le peuple est passé du statut de réfugié à celui d’esclave au service de pharaon. Qu’avaient-ils fait pour mériter cela ? Rien, le peuple se multipliait (Exode 1/7) et le roi d’Egypte eutpeur de la multitude, peur d’être anéanti par ce peuple nombreux.

Si Dieu n’y avait pas mis fin, il n’y aurait pas eu d’issue possible pour le peuple d’Israël. Que pouvaient faire des esclaves contre la puissance de Pharaon ? Devant la souffrance du peuple, Dieu appelle Moïse du milieu du buisson ardent, il se présentera à lui et dira :

   Exode 3/14 : « Dieu dit à Moïse : Je suis celui qui suis. Et il ajouta : C’est ainsi que tu répondras aux enfants d’Israël : Celui qui s’appelle “je suis” m’a envoyé vers vous. »

  • Pourquoi Dieu se présente-t-il de cette manière ?

La réponse que Dieu fait à Moïse est surprenante et énigmatique. Est-ce que Dieu répond de cette manière à cause de l’urgence de la situation du peuple d‘Israël ? Est-il urgent d’intervenir, de les tirer de là ?

Étant donné que Moïse ne voulait pas aller vers pharaon, est-ce Dieu lui montre que c’est comme ça et pas autrement, ou cherchait-il à couper court au discourt de Moïse ?

  • Pour faire connaitre son nom :

Nous voyons que Moïse demande à Dieu : « J’irais donc vers les enfants d’Israël, et je leur dirai : le Dieu de vos pères m’envoie vers vous. Mais quand ils me demandent quel est son nom, que leur répondrais-je ? » (Exode 3/13)

Était-il nécessaire de demander à Dieu des précisions sur sa personne ? Quand on regarde le texte, le déroulement on s’aperçoit que Dieu se présente à Moïse comme étant le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Moïse se couvre même le visage parce qu’il craignait Dieu (Exode 3/6), preuve qu’il connaissait Dieu, qu’il avait reçu un enseignement sur le Dieu de ses pères.

En Egypte il n’y avait pas un mais plusieurs dieux. Les dieux égyptiens portaient un nom, voire plusieurs et avaient une « fonction ».  Les gens pensaient qu’il était nécessaire de connaitre ce nom si on voulait s’approcher de lui dans la prière pour demander son aide.

Il faut aussi rappeler que le peuple d’Israël a vécu plusieurs siècles (400 ans) au milieu d’une nation idolâtre. N’ayant probablement pas un culte régulier envers Dieu à cause de l’oppression qu’il subissait, il est devenu idolâtre lui-même. On comprend que les Israélites avaient besoin de connaitre son nom pour aussi connaitre les attributs de Dieu, ce qu’ils pouvaient lui demander et ce à quoi ils pouvaient s’attendre de sa part.

Connaitre le nom d’un dieu c’était aussi affirmer une appartenance, une relation privilégiée avec lui. Pour le peuple d’Israël, c’était peut-être rappeler cette relation qu’ils avaient avec le Dieu de leurs pères.

Pour Moïse, quand il se présentera devant le peuple, cela exprimera cette relation qu’il a avec Dieu, la raison de sa venue, de la même manière que Christ dira : « Je suis venu au nom de mon Père… » (Jean 5/43), il affirme sa relation et la raison de sa venue.

  • Pour faire connaitre ce qu’il est :

Lorsque Dieu dit : « Je suis », il exprime la réalité de qui Il est, qu’il est agissant et puissant, qu’il intervient et qu’il veut avoir une relation avec l’homme aussi bien maintenant que dans l’avenir.

C’est un Dieu qui vient, qui parle, qui agit, à la différence de ceux qui ont une bouche et qui ne parlent pas, des yeux et qui ne voient pas, des oreilles et n’entendent pas.

    • C’est un Dieu qui est Dieu :

   « Je suis celui qui suis » rappel ce verset de l’Apocalypse 1/8 : « Je suis l’alpha et l’oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-Puissant. »

Dieu se présente comme étant la vie même, l’éternel Présent, celui qui sera ce qu’il est et a toujours été, celui qui existe par lui-même et par qui tout existe.

Tout au long de l’histoire du peuple d’Israël, Dieu s’est révélé comme celui qui répond aux besoins, quels qu’ils soient, dans toutes les situations. C’est le Dieu qui est là.

Dans le nouveau testament, Jésus-Christ est celui qui se présente au monde comme étant « Je suis », il dira : « avant qu’Abraham fût, je suis. » Jean 8/58. Et c’est dans ce même évangile que par 7 fois le Seigneur s’exprimera et montrera qu’en lui et par lui nous avons tout pleinement.

    • C’est un Dieu Compatissant :

Nous voyons que Dieu ne reste pas insensible aux douleurs du peuple d’Israël, il dira : « J’ai vu…, J’ai entendu… et Je connais… ».

Dieu ne s’est pas contenté d’être observateur de la situation, il n’a pas attendu que quelqu’un vienne lui rapporter les souffrances du peuple. Sa connaissance ne s’est pas limitée à une seule thématique, un seul sujet, mais elle se porte vers ce qui est grand comme vers ce qui est plus petit, vers ce qui concerne son peuple.

En affirmant « je connais ses douleurs », « J’ai vu l’oppression », Dieu prend part à la souffrance de son peuple et comprend son peuple.

La compassion de Dieu s’est exprimée aussi en Jésus-Christ : « Dieu a tant aimé qu’il a donné son fils, afin que quiconque croit, ne périsse point mais qu’il est la vie éternelle » (Jean 3/16)

    • C’est un Dieu agissant :

   « Je suis descendu pour délivrer »

Cette déclaration suit les trois verbes qui montre la compassion de Dieu et elle est suivie aussi de trois affirmations : Je vais le délivrer (v8), Je le ferais monter d’Egypte vers un bon pays (v8), Je t’enverrai… toi Moïse, fera sortir mon peuple (v10).

Nous voyons que Dieu n’est pas rester qu’ému par la situation de son peuple, mais qu’il est aussi agissant, qu’il intervient. Ce qui se passe avec Moïse est aussi ce qui préfigurera Jésus-Christ.

   Matthieu 1/23 : « Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous. »

Cette expression « Je suis descendu », signifie que Dieu a vu et entendu l’oppression que l’homme subit à cause du péché, il est par son fils descendu se révéler aux hommes afin de les racheter et de les faire entrer en possession de l’héritage dans les cieux.

    • C’est un Dieu bon :

   « Pour le faire monter de ce pays dans un bon et vaste pays, dans un pays où coule le lait et miel »

Nous voyons que Dieu prévoit de donner ce qui est bon à son peuple, un pays vaste qui peut accueillir tout le peuple, un pays bon, où il y a de l’abondance, tous ce qu’il faut pour y vivre en paix.

Pour tous ceux qui marchent avec le Seigneur, il y a cette espérance d’être avec lui dans les cieux et d’être consolé.

   Apocalypse 21/3-5 : « Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. Et celui qui était assis sur le trône dit : Voici, je fais toutes choses nouvelles. Et il dit : Écris ; car ces paroles sont certaines et véritables. »

  • Pour que son peuple l’adore :

   « Vous servirez sur cette montagne »

Le peuple d’Israël devait être libéré du pays d’Egypte, il allait recevoir de Dieu de belles bénédictions, mais si Dieu libère son peuple c’est aussi pour qu’il puisse l’adorer.

Plus tard, le peuple (Exode 24/5-8) s’engage à observer la loi, et fait alliance avec son Dieu. Le peuple s’engage à adorer Dieu, à lui être obéissant.

Pour nous, Jésus dira : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. » (Jean 14/23)

  • Conclusion :

   « Je suis celui qui suis »

Devant cette confusion, gardons nos yeux fixés sur Christ, demeurons en sa présence et que nos cœurs l’adorent parce qu’il est celui qui est et qui sera toujours.

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